© David Herbreteau

Vouvant

Toute une histoire

Classée parmi les Plus Beaux Villages de France, couronnée du label Petites Cités de Caractère, la cité médiévale de Vouvant s’est aussi distinguée comme l’un des villages préférés des Français. Découvrez l’histoire de ce lieu fascinant où l’esprit de la fée Mélusine est partout présent.

Une place forte idéale

Située sur un éperon rocheux au cœur de la forêt, naturellement protégée par la rivière Mère des trois côtés, Vouvant tient son nom de « volvere » qui signifie onduler en latin.

Guillaume le Grand d’Aquitaine,

le fondateur de Vouvant

Autour de l’an mille, Guillaume le Grand, comte de Poitou et duc d’Aquitaine, vient chasser dans la forêt de Mervent et tombe sous le charme d’un promontoire rocheux entouré d’eau que l’on appelle Vouvant.

Il décide d’y construire un château fort et un monastère. Vouvant nait officiellement entre 1016 et 1020 par une charte octroyée par Guillaume le Grand à l’Abbaye de Maillezais.

La cité des Lusignan et de la fée Mélusine

Fortifiée au fil des ans, Vouvant devient un objet de lutte entre les seigneurs locaux avant de passer aux mains de la prestigieuse famille des Lusignan vers 1140. Celle-ci fait construire un nouveau château défensif et résidentiel dont subsiste encore la tour Mélusine.

Les Lusignan ajoutent une trentaine de tours supplémentaires à l’enceinte fortifiée.

L’église romane de Vouvant

 

Édifiée sous l’impulsion de Guillaume le Grand, l’église Notre-Dame-de-l’Assomption est élevée à Vouvant au 11e siècle par Théodelin, abbé de Maillezais.

Le portail monumental est divisé en deux parties : la partie basse, carrée, de style roman et la partie haute, triangulaire ajoutée au 15e siècle.

 

Ne manquez pas d’observer les chapiteaux historiés de l’absidiole nord, dite de Lusignan. On y retrouve la fée Mélusine symbolisée par une sirène à double queue et à l’abondante chevelure.

La Nef Théodelin

À l’origine, l’église paroissiale est très vaste avec une nef de neuf travées et deux bas-côtés. Trois ont été détruites, trois sont reconstruites au 19e siècle et les trois autres datant de l’époque primitive (avant 1050) ont été restaurées dans les années 1990.

Cette partie appelée « Nef Théodelin » accueille chaque année des expositions artistiques organisées par l’association « Vouvant, villages de peintres ».

La crypte du 12e siècle

La crypte située sous le chœur de l’église n’est découverte qu’au 19e siècle. Construite au 11e siècle, elle est modifiée au 12e siècle puis restaurée au 19e siècle.

Elle abrite les vestiges de différentes fouilles dont un sarcophage mérovingien et un buste de chef de chevalier sculpté.

L’enceinte fortifiée

de Vouvant

Les premiers remparts de Vouvant construits au 11e siècle sont en terre et en bois. Ils sont remplacés par des fortifications en pierre à partir du 12e siècle lorsque la famille Lusignan élève un nouveau château sur l’actuelle place du Bail.

La tour Mélusine

Unique vestige du château fort des Lusignan, la tour Mélusine est un donjon cylindrique de 36 m de haut construit au début du 13e siècle. Sa forme ronde est inédite pour l’époque qui connaît essentiellement des donjons carrés.

L’intérieur comprend trois étages dont le premier est accessible par une échelle mobile retirée en cas de danger.

De là, un escalier en pierre conduit aux étages supérieurs et au toit-terrasse qui réserve une vue panoramique sur la cité et les alentours.

La porte de la Poterne

La porte de la Poterne est une porte dérobée qui permet d’entrer dans le village en arrivant de Fontenay-le-Comte. C’est la seule sur les trois portes de la ville qui a été conservée.

Le sentier de droite longe les remparts jusqu’au pied de la tour Mélusine. Ne manquez pas la rue de la Poterne et ses murs de pierres sèches, la plus pittoresque.

Déambuler dans le village de Vouvant, la nuit permet d’admirer les remparts illuminés et son reflet féérique dans le cours d’eau qui l’entoure.