Foussais-Payré - église romane vue aérienne
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L'église romane de

Foussais‑Payré

Construite entre 1050 et 1100, l’église romane Saint-Hilaire demeure un très bel exemple d’architecture romane en Vendée. Incendiée pendant la guerre de Cent Ans, elle est réédifiée en partie aux 14e et 15e siècles avant de subir de nouveaux dommages lors des guerres de Religion. Classée au titre des Monuments historiques et remarquablement restaurée, elle mérite une visite.

L’église Saint-Hilaire

 

Elle trouve au centre du bourg de Foussais-Payré entre les halles du 16e siècle et la maison Renaissance du marchand François Laurent. Attenant à l’église, l’ancien prieuré accueille aujourd’hui la mairie de Foussais-Payré.

Le décor sculpté du portail roman

 

Seule la partie basse de la façade de l’église date de l’époque romane.

L’entrée se présente en trois parties. Au centre, le portail est surmonté de voussures dont la plus ouvragée se compose de 31 claveaux sculptés.

On y distingue le Christ et l’archange saint Michel entouré des symboles allégoriques des quatre évangélistes : le lion, l’aigle, l’ange et le taureau. Le personnage tenant une crosse est probablement saint Hilaire, dédicataire de l’église.

De part et d’autre du portail se trouvent deux baies aveugles qui réservent chacune un décor sculpté en haut-relief.

À gauche, l’arcade nord présente une Descente de croix, signée, fait très rare, par son auteur, Giraud Audebert de Saint-Jean-d’Angély.

Visitez l’intérieur de l’église de Foussais-Payré

 

L’édifice s’articule en deux vaisseaux aux travées inégales. On y devine la nef principale issue du plan d’origine de l’époque romane. Son chevet est plat et les voutes détruites au 16e siècle ont laissé place à un plafond charpenté repris au 19e siècle.

Sur le vitrail de la nef est représenté le grand Évêque saint Hilaire de Poitiers et sa fille sainte Abre ainsi que sainte Radegonde de Poitiers, princesse thuringienne devenue reine des Francs.

Dans le chœur se trouve un christ en croix en bois polychrome du début du 16e siècle. Retrouvé dans le grenier du presbytère, il a été restauré dans les années 1960 puis inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1978.

Un grand tableau du 19e siècle accroché derrière le sas de la petite porte est classé Monument historique. Cette huile sur toile restaurée en 1997 est une reproduction du célèbre tableau de Véronèse « Le Repas chez Simon ». L’œuvre a été offerte à l’église de Foussais par la famille Poisson de la Ménaudière en 1833.

La restauration de l’église

 

Conduite par Pascal Prunet, architecte en chef des Monuments historiques, de 2013 à 2015, la restauration donne une lecture de l’histoire de l’édifice tout en respectant les mutilations subies au fil des siècles.

Les travaux ont permis de mettre au jour une centaine de sépultures qui ont été identifiées et répertoriées. Une tombe a été découverte au niveau du chœur ainsi que les fondations d’une possible chapelle voire de l’église romane. Un probable four à cloche et divers éléments cachés comme des chapiteaux en polychromie ont été révélés.

Aujourd’hui, un dallage en pierre calcaire remplace le sol en ciment et la suppression des marches avec une mise à niveau facilite l’accessibilité du bâtiment depuis le parvis. Les murs ont été enduits d’argile pour en extraire le salpêtre. L’éclairage contemporain réalisé par Thierry Dardelin met particulièrement en valeur l’architecture de l’édifice.